Littérature et poésie

« Écrire »
« Entre-deux »
« Les Singuliers »
« La Chambre d’écriture »
« Locus Solus »
« Ligne de mire »
« Correspondances » - épuisé
« L'Estran »
« Interférences »
« Écho Poche/Argol »
« Hors collection »

Gastronomie, esthétique du goût

« Vivres »   Paradoxes
  Gestes

 

« Coédition Musée Rodin »



Rechercher :


« L'Estran »

 

Variable
Variable
Date de parution : novembre 2014
ISBN : 978-2-915978-92-6
Format : 20 x13 - Pages : 368 pages
19 €


 

 

« Je suis fasciné par la forme du journal, de celui de Kafka aux notes dans les agendas de Pierre Bonnard si elliptiques, retenant apparemment si peu de choses des jours – mais un « peu » très concis – et c’est cette forme que j’ai voulu explorer dans Variable. Donc, pendant deux années, j’ai tenu un journal, un journal au sens le plus classique du terme, en notant la météo, mes activités, les rencontres, les petits événements… à partir de ce matériau, j’ai essayé de construire un livre qui sur 365 pages, ferait le tour d’une année et serait encore un journal, mais un journal plus anonyme et plus abstrait où les personnes deviendraient des figures, les relations avec elles des archétypes, les petits événements quotidiens des moments d’étrangeté en mimant les éléments stylistiques propres au genre comme l’ellipse, la pochade, la liste, l’énumération, des fragments de récit, des notes… Les photographies viennent donner une tonalité ou un contrepoint aux textes. Ce sont des chutes saisies dans cette suite des jours qui oscillent, tout comme le texte, entre figuration et abstraction.

Si l’on retrouve, comme dans le projet …un autre mois… – dont le premier volume a été publié par Le Bleu du Ciel en 2003 et le second par Argol en 2011 –, l’idée de 365 textes et une importance donnée à la perception, l’attention s’est portée un peu plus ici sur la psychologie avec l’idée d’un portrait en creux dans la retranscription des rapports relationnels avec, en ombre portée, le monument qu’est Le Côté de Guermantes. Variable se rapporterait, alors, non seulement à la météo, à la suite des jours mais également à l’humeur de ce narrateur omniprésent – ce qui est le propre du journal – mais, finalement, assez désincarné.

La numérotation double – tout comme le fait que le livre commence à la section 069/297 et se finit à la section 068/298 – indique que ce livre n’a ni début, ni fin, que l’on peut le prendre à partir de n’importe quelle section ou n’en lire qu’une page – une par jour serait l’idéal – comme il ne s’agit pas d’un roman, mais d’une suite de poèmes. »  E. S. 



Réalisé avec Sitedit